SUSIE

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PETITS POINTS EN COMMUN

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Se recueillir sur la tombe de Jim Morrison

 

Ecouter The Cure, Dead can dance, Rakmaninoff, Satie…

Lire Les fleurs du mal , Lamartine, Prévert, Tolkien

Poser une rose blanche sur la tombe d’Allan Kardec

Penser au comte de Lautréamont et se délecter des chants de Maldoror

Dévorer des mangas japonais 

collectionner des bandes dessinées Marvel

Jouer du piano

chanter

 danser

Ecrire

Peindre

Rire

Faire de la plongée sous-marine et nager avec les dauphins

Croire aux Ondines

Visiter l’Egypte

Méditer

Pratiquer les arts martiaux

Porter des chemises à jabots, les cheveux longs attachés avec un ruban en soie noire

Croire aux Loups-garous et respecter les Vampires

Lire le livre dont vous êtes le héros et vaincre ses ennemis d’un simple coup de dés

Imaginer des lutins, gnomes, farfadets, trolls  korrigans envahir sa maison

Raconter l’histoire des Elfes aux enfants

Se convertir au Romantisme

Rêver aux Séraphins

Faire le plus beau des voyage astral

Devenir Idéaliste

dialoguer avec les Anges

Avoir de l’espoir

Et sourire enfin…

 

Susie

Petits points communs

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Se recueillir sur la tombe de Jim Morrison

Ecouter The Cure, Dead can dance, Rakmaninoff, Satie…

Lire Les fleurs du mal , Lamartine, Prévert, Tolkien

Poser une rose blanche sur la tombe d’Allan Kardec

Penser au comte de Lautréamont et se délecter des chants de Maldoror

Dévorer des mangas japonais 

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Faire de la plongée sous-marine et nager avec les dauphins

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Visiter l’Egypte

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Pratiquer les arts martiaux

Porter des chemises à jabots, les cheveux longs attachés avec un ruban en soie noire

Croire aux Loups-garous et respecter les Vampires

Lire le livre dont vous êtes le héros et vaincre ses ennemis d’un simple coup de dés

Imaginer des lutins, gnomes, farfadets, trolls  korrigans envahir sa maison

Raconter l’histoire des Elfes aux enfants

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Faire le plus beau des voyage astral

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Et sourire enfin…

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Lautréamont

Classé dans : LIVRES/POESIE — susie @

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Né à Montevideo le 04 avril 1846
Décédé à Paris le 04 novembre 1870

1. Un destin hors du commun qui se termine à 24 ans

Fils d’un chancelier du consulat de France à Montevideo, Isidore Ducasse, dit Lautréamont, n’a qu’un an lorsque sa mère meurt, peut-être suicidée. De caractère plutôt renfermé, il se montre brillant élève, surtout en mathématiques et en sciences. Arrivé en France en 1859, il poursuit ses études à Tarbes et à Pau, et découvre la littérature pour laquelle il se passionne. Son baccalauréat ès sciences en poche, il débarque à Paris pour – paraît-il – préparer le concours d’entrée à l’école polytechnique. Mais, installé près de la Bourse, Isidore s’enferme dans sa chambre et passe ses nuits à écrire. En août 1868, il fait paraître à compte d’auteur et sous anonymat, le premier ‘Chant de Maldoror’, qui passe totalement inaperçu. Dans l’année, il achève les cinq chants suivants et prend le pseudonyme de Comte de Lautréamont. Le volume est imprimé l’été 1869 mais n’est pas mis en vente, l’éditeur jugeant finalement le livre trop cru. En1870, Isidore Ducasse fait imprimer sous son vrai nom le premier fascicule de ‘Poésies’, suivi peu après par le second fascicule. Si ‘Les Chants de Maldoror’, où malheur et méchanceté tiennent lieu de sublime, incarnait le désespoir, ‘Poésies’ en est le pendant, consacré à l’espérance et la bonté. On trouve la même intensité de sarcasme, le même souci de critique, proféré par une double voix, contre la veulerie humaine et la bêtise de la soumission. A 24 ans, Isidore Ducasse meurt à son domicile dans des circonstances restées mystérieuses.

2. Maldoror le désespéré

Au début des Chants, Maldoror, le héros représenté sous une apparence humaine, incarne les misères et les angoissantes questions ontologiques de son créateur. Il nous apparaît « pâle, livide, le sang appauvri, la bouche livide, fiévreux ». Sa lucidité paroxystique lui fait voir de manière exacerbée la souffrance de l’humanité, les guerres et les maladies qui la ravagent incessamment. Impuissant devant la tragédie humaine, il devient désespéré puis il déchaîne sa violence contre Dieu.

3. Maldoror le violent frénétique

Maldoror devient alors un symbole infernal. Etre protéiforme, il se transforme en aigle, en poulpe, en grillon d’égout ou en cygne noir. Comme la bête de l’ Apocalypse, il parcourt le monde et sa violence vengeresse envahit la surface de la terre. Le fantastique se mélange au lyrisme et aux envolées oratoires. La folie furieuse contamine les phrases et les strophes et le héros maudit omniprésent est là pour illustrer la terrible déclaration du premier chant :  » Moi, je fais servir mon génie à peindre les délices de la cruauté. »

«J’ai reçu la vie comme une blessure et j’ai défendu au suicide de guérir la cicatrice.»

Extrait LES CHANTS DE MALDOROR (chant I -strophe 5)

J’ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul, les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions : la gloire. En voyant ces spectacles, j’ai voulu rire comme les autres ; mais, cela, étrange imitation, était impossible. J’ai pris un canif dont la lame avait un tranchant acéré, et me suis fendu les chairs aux endroits où se réunissent les lèvres. Un instant je crus mon but atteint. Je regardai dans un miroir cette bouche meurtrie par ma propre volonté ! C’était une erreur ! Le sang qui coulait avec abondance des deux blessures empêchait d’ailleurs de distinguer si c’était là vraiment le rire des autres. Mais, après quelques instants de comparaison, je vis bien que mon rire ne ressemblait pas à celui des humains, c’est-à-dire que je ne riais pas. J’ai vu les hommes, à la tête laide et aux yeux terribles enfoncés dans l’orbite obscur, surpasser la dureté du roc, la rigidité de l’acier fondu, la cruauté du requin, l’insolence de la jeunesse, la fureur insensée des criminels, les trahisons de l’hypocrite, les comédiens les plus extraordinaires, la puissance de caractère des prêtres, et les êtres les plus cachés au dehors, les plus froids des mondes et du ciel ; lasser les moralistes à découvrir leur cœur, et faire retomber sur eux la colère implacable d’en haut. Je les ai vus tous à la fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme celui d’un enfant déjà pervers contre sa mère, probablement excités par quelque esprit de l’enfer, les yeux chargés d’un remords cuisant en même temps que haineux, dans un silence glacial, n’oser émettre les méditations vastes et ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines d’injustice et d’horreur, et attrister de compassion le Dieu de miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le commencement de l’enfance jusqu’à la fin de la vieillesse, en répandant des anathèmes incroyables, qui n’avaient pas le sens commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur. Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs abîmes les planches ; les ouragans, les tremblements de terre renversent les maisons ; la peste, les maladies diverses déciment les familles priantes. Mais, les hommes ne s’en aperçoivent pas. Je les ai vus aussi rougissant, pâlissant de honte pour leur conduite sur cette terre ; rarement. Tempêtes, sœurs des ouragans ; firmament bleuâtre, dont je n’admets pas la beauté ; mer hypocrite, image de mon cœur ; terre, au sein mystérieux ; habitants des sphères ; univers entier ; Dieu, qui l’as créé avec magnificence, c’est toi que j’invoque : montre-moi un homme qui soit bon !… Mais, que ta grâce décuple mes forces naturelles ; car, au spectacle de ce monstre, je puis mourir d’étonnement : on meurt à moins.

http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/maldororHtml/Sommaire.htm

 

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