SUSIE

Bienvenue dans mon monde

Sarah Waters

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Tipping the Velvet ( caresser le velours)

Débauche de mélodies, de parfums et de costumes, ‘Caresser le velours’ ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l’Angleterre victorienne. C’est le récit, tout à la fois érotique et historique, des aventures de Nancy, une jeune provinciale vendeuse d’huîtres dans un petit port sur la côte du Kent, dont le sort bascule lorsqu’elle tombe amoureuse d’une chanteuse de music-hall aux allures de dandy. Sarah Waters a du souffle, et les tribulations amoureuses de son adepte de Sapho dans un Londres fin de siècle, entre gloire et misère, sont un délice de cruauté. Câlins et caresses compensent la dureté de l’Angleterre victorienne, et cette éducation sentimentale au féminin conjugue pudeur et impudeur avec une incroyable virtuosité.

Tout au long du roman nous accompagnons Nancy, une jeune écaillère d’huîtres de Whitstable qui quitte ses parents, leur restaurant et tout son petit monde, pour suivre Kitty, une jeune artiste dont elle est tombée amoureuse après l’avoir vu pour la première fois sur une scène de music hall travestit en garçon.

Sarah Waters dans LIVRES/POESIE caresser2 Nous suivons donc Nancy dans son périple sur plusieurs années, une aventure tout d’abord romantique et fleur bleue puis virant au mélodrame glauque et sombre.

Dans ce roman de quasiment 600 pages, règne avant tout une atmosphère brillante de part les décors et la mise en scène des personnages mais particulièrement dans les descriptions de costumes que porte l’héroïne dont on savoure les touchers, les couleurs, les odeurs, la douceur….

On trouve également dans ce roman une bonne représentation de la difficulté de vivre son homosexualité dans une Angleterre à l’époque complètement engoncée dans sa droiture et ses bonnes manières.

 

 

Extraits de la série tirée du roman 

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http://www.evene.fr/celebre/biographie/sarah-waters-23467.php

Nostalgie

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« Mon cœur, lassé de tout, même de l’espérance

N’ira plus de ses vœux importuner le sort

Prêtez moi seulement, vallons de mon enfance

Un asile d’un jour pour attendre la mort »

                                                         LAMARTINE 

Lautréamont

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Né à Montevideo le 04 avril 1846
Décédé à Paris le 04 novembre 1870

1. Un destin hors du commun qui se termine à 24 ans

Fils d’un chancelier du consulat de France à Montevideo, Isidore Ducasse, dit Lautréamont, n’a qu’un an lorsque sa mère meurt, peut-être suicidée. De caractère plutôt renfermé, il se montre brillant élève, surtout en mathématiques et en sciences. Arrivé en France en 1859, il poursuit ses études à Tarbes et à Pau, et découvre la littérature pour laquelle il se passionne. Son baccalauréat ès sciences en poche, il débarque à Paris pour – paraît-il – préparer le concours d’entrée à l’école polytechnique. Mais, installé près de la Bourse, Isidore s’enferme dans sa chambre et passe ses nuits à écrire. En août 1868, il fait paraître à compte d’auteur et sous anonymat, le premier ‘Chant de Maldoror’, qui passe totalement inaperçu. Dans l’année, il achève les cinq chants suivants et prend le pseudonyme de Comte de Lautréamont. Le volume est imprimé l’été 1869 mais n’est pas mis en vente, l’éditeur jugeant finalement le livre trop cru. En1870, Isidore Ducasse fait imprimer sous son vrai nom le premier fascicule de ‘Poésies’, suivi peu après par le second fascicule. Si ‘Les Chants de Maldoror’, où malheur et méchanceté tiennent lieu de sublime, incarnait le désespoir, ‘Poésies’ en est le pendant, consacré à l’espérance et la bonté. On trouve la même intensité de sarcasme, le même souci de critique, proféré par une double voix, contre la veulerie humaine et la bêtise de la soumission. A 24 ans, Isidore Ducasse meurt à son domicile dans des circonstances restées mystérieuses.

2. Maldoror le désespéré

Au début des Chants, Maldoror, le héros représenté sous une apparence humaine, incarne les misères et les angoissantes questions ontologiques de son créateur. Il nous apparaît « pâle, livide, le sang appauvri, la bouche livide, fiévreux ». Sa lucidité paroxystique lui fait voir de manière exacerbée la souffrance de l’humanité, les guerres et les maladies qui la ravagent incessamment. Impuissant devant la tragédie humaine, il devient désespéré puis il déchaîne sa violence contre Dieu.

3. Maldoror le violent frénétique

Maldoror devient alors un symbole infernal. Etre protéiforme, il se transforme en aigle, en poulpe, en grillon d’égout ou en cygne noir. Comme la bête de l’ Apocalypse, il parcourt le monde et sa violence vengeresse envahit la surface de la terre. Le fantastique se mélange au lyrisme et aux envolées oratoires. La folie furieuse contamine les phrases et les strophes et le héros maudit omniprésent est là pour illustrer la terrible déclaration du premier chant :  » Moi, je fais servir mon génie à peindre les délices de la cruauté. »

«J’ai reçu la vie comme une blessure et j’ai défendu au suicide de guérir la cicatrice.»

Extrait LES CHANTS DE MALDOROR (chant I -strophe 5)

J’ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul, les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions : la gloire. En voyant ces spectacles, j’ai voulu rire comme les autres ; mais, cela, étrange imitation, était impossible. J’ai pris un canif dont la lame avait un tranchant acéré, et me suis fendu les chairs aux endroits où se réunissent les lèvres. Un instant je crus mon but atteint. Je regardai dans un miroir cette bouche meurtrie par ma propre volonté ! C’était une erreur ! Le sang qui coulait avec abondance des deux blessures empêchait d’ailleurs de distinguer si c’était là vraiment le rire des autres. Mais, après quelques instants de comparaison, je vis bien que mon rire ne ressemblait pas à celui des humains, c’est-à-dire que je ne riais pas. J’ai vu les hommes, à la tête laide et aux yeux terribles enfoncés dans l’orbite obscur, surpasser la dureté du roc, la rigidité de l’acier fondu, la cruauté du requin, l’insolence de la jeunesse, la fureur insensée des criminels, les trahisons de l’hypocrite, les comédiens les plus extraordinaires, la puissance de caractère des prêtres, et les êtres les plus cachés au dehors, les plus froids des mondes et du ciel ; lasser les moralistes à découvrir leur cœur, et faire retomber sur eux la colère implacable d’en haut. Je les ai vus tous à la fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme celui d’un enfant déjà pervers contre sa mère, probablement excités par quelque esprit de l’enfer, les yeux chargés d’un remords cuisant en même temps que haineux, dans un silence glacial, n’oser émettre les méditations vastes et ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines d’injustice et d’horreur, et attrister de compassion le Dieu de miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le commencement de l’enfance jusqu’à la fin de la vieillesse, en répandant des anathèmes incroyables, qui n’avaient pas le sens commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur. Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs abîmes les planches ; les ouragans, les tremblements de terre renversent les maisons ; la peste, les maladies diverses déciment les familles priantes. Mais, les hommes ne s’en aperçoivent pas. Je les ai vus aussi rougissant, pâlissant de honte pour leur conduite sur cette terre ; rarement. Tempêtes, sœurs des ouragans ; firmament bleuâtre, dont je n’admets pas la beauté ; mer hypocrite, image de mon cœur ; terre, au sein mystérieux ; habitants des sphères ; univers entier ; Dieu, qui l’as créé avec magnificence, c’est toi que j’invoque : montre-moi un homme qui soit bon !… Mais, que ta grâce décuple mes forces naturelles ; car, au spectacle de ce monstre, je puis mourir d’étonnement : on meurt à moins.

http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/maldororHtml/Sommaire.htm

Jacques Prévert II

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La grasse matinée

Il est terrible
le petit bruit de l’oeuf dur cassé sur un comptoir d’étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l’homme
la tête de l’homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n’est pas sa tête pourtant qu’il regarde
dans la vitrine de chez Potin
il s’en fout de sa tête l’homme
il n’y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n’importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu’il n’a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derrière ces vitres
ces pâtés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boîtes
boîtes protégées par les vitres
vitres protégées par les flics
flics protégés par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines..
Un peu plus loin le bistrot
café-crème et croissants chauds
l’homme titube
et dans l’intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines à manger
oeuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !…
Un homme très estimé dans son quartier
a été égorgé en plein jour
l’assassin le vagabond lui a volé
deux francs
soit un café arrosé
zéro franc soixante-dix
deux tartines beurrées
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.

 

Jacques Prévert

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Déjeuner du matin

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s’est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu’il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j’ai pleuré.

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Chanson dans le sang

Il y a de grandes flaques de sang sur le monde
où s’en va-t-il tout ce sang répandu
Est-ce la terre qui le boit et qui se saoule
drôle de saoulographie alors
si sage… si monotone…
Non la terre ne se saoule pas
la terre ne tourne pas de travers
elle pousse régulièrement sa petite voiture ses quatre saisons
la pluie… la neige…
le grêle… le beau temps…
jamais elle n’est ivre
c’est à peine si elle se permet de temps en temps
un malheureux petit volcan
Elle tourne la terre
elle tourne avec ses arbres… ses jardins… ses maisons…
elle tourne avec ses grandes flaques de sang
et toutes les choses vivantes tournent avec elle et saignent…
Elle elle s’en fout
la terre
elle tourne et toutes les choses vivantes se mettent à hurler
elle s’en fout
elle tourne
elle n’arrête pas de tourner
et le sang n’arrête pas de couler…
Où s’en va-t-il tout ce sang répandu
le sang des meurtres… le sang des guerres…
le sang de la misère…
et le sang des hommes torturés dans les prisons…
le sang des enfants torturés tranquillement par leur papa et leur maman…
et le sang des hommes qui saignent de la tête
dans les cabanons…
et le sang du couvreur
quand le couvreur glisse et tombe du toit

Et le sang qui arrive et qui coule à grands flots
avec le nouveau-né… avec l’enfant nouveau…
la mère qui crie… l’enfant pleure…
le sang coule… la terre tourne
la terre n’arrête pas de tourner
le sang n’arrête pas de couler
Où s’en va-t-il tout ce sang répandu
le sang des matraqués… des humiliés…
des suicidés… des fusillés… des condamnés…
et le sang de ceux qui meurent comme ça… par accident.
Dans la rue passe un vivant
avec tout son sang dedans
soudain le voilà mort
et tout son sang est dehors
et les autres vivants font disparaître le sang
ils emportent le corps
mais il est têtu le sang
et là où était le mort
beaucoup plus tard tout noir
un peu de sang s’étale encore…
sang coagulé
rouille de la vie rouille des corps
sang caillé comme le lait
comme le lait quand il tourne
quand il tourne comme la terre
comme la terre qui tourne
avec son lait… avec ses vaches…
avec ses vivants… avec ses morts…
la terre qui tourne avec ses arbres… ses vivants… ses maisons…
la terre qui tourne avec les mariages…
les enterrements…
les coquillages…
les régiments…
la terre qui tourne et qui tourne et qui tourne
avec ses grands ruisseaux de sang

Psychologie

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Né à Toulouse en 1935
 Père de cinq enfants,
Jacques Salomé est diplômé en psychiatrie sociale de l’école des Hautes Études en Sciences Sociales. Chargé de cours pendant quinze ans à l’Université de Lille III, il travaille ensuite dans le domaine des relations humaines. Expériences au cours desquelles il a forgé un corpus théorico-pratique qui le désigne comme un expert en communication intime et en relations au quotidien. Jacques Salomé rédige plusieurs ouvrages sur la communication et ses livres sont traduits en dix-sept langues dont ‘Inventer la tendresse’, ‘Toi, mon infinitude’, ‘Papa, maman, écoutez-moi vraiment’, ‘Le courage d’être soi’, ‘Communiquer pour vivre’
Fondateur du centre de formation aux relations humaines Le Regard fertile, il forme quelque 40.000 travailleurs sociaux, médecins, psychologues et consultants. Prolixe, il signe encore en 2007 un ouvrage d’interprétation psychologique ‘Contes d’errances, contes d’espérance’.

Il rêve qu’un jour la communication puisse être enseignée à l’école comme une matière reconnue à part entière et que l’espace de la vie de tous les jours soit un lieu d’écoute et de réelles rencontres.

 

Le livre que j’aime offrir …C’est de la poésie en prose:

 jemappelletoi.jpg Je m’appelle toi

Il y a dans l’amour un noyau d’absolu semblable à l’éclat du diamant, une part d’inaccessibilité qui invite à dépasser les limites du futur. Il y a dans tout amour la rencontre de deux amours qui se cherchent, se découvrent, s’amplifient, se perdent ou se complètent pour créer au-delà de la rencontre, une durée, une vitalité, un plus à l’existence. Je m’appelle toi dit les émerveillements, les risques et les pièges de l’amour fusion dans l’infini désir de se chercher et de se perdre dans l’autre. Ce livre n’est pas à lire, il est à entendre au plus profond de soi.

http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php

Le temps

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L’horloge

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :  » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard !  »

BEAUDELAIRE

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Amoureux

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A El

Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J’abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les heures que j’oublie;
Lorsqu’au fond des forêts je t’entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n’adorer que toi;
Lorsqu’enfin, plus heureux, ton front charmant repose
Sur mon genou tremblant qui lui sert de soutien,
Et que mes doux regards sont suspendus au tien
Comme l’abeille avide aux feuilles de la rose;
Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur
Pénètre comme un trait une vague terreur;
Tu me vois tressaillir; je pâlis, je frissonne,
Et troublé tout à coup dans le sein du bonheur,
Je sens couler des pleurs dont mon âme s’étonne.
Tu me presses soudain dans tes bras caressants,
Tu m’interroges, tu t’alarmes,
Et je vois de tes yeux s’échapper quelques larmes
Qui viennent se mêler aux pleurs que je répands.
 » De quel ennui secret ton âme est-elle atteinte?
Me dis-tu : cher amour, épanche ta douleur;
J’adoucirai ta peine en écoutant ta plainte,
Et mon coeur versera le baume dans ton coeur.  »
Ne m’interroge plus, à moitié de moi-même!
Enlacé dans tes bras, quand tu me dis : Je t’aime;
Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi,
Nul mortel sous les cieux n’est plus heureux que moi?
Mais jusque dans le sein des heures fortunées
Je ne sais quelle voix que j’entends retentir
Me poursuit, et vient m’avertir
Que le bonheur s’enfuit sur l’aile des années,
Et que de nos amours le flambeau doit mourir!
D’un vol épouvanté, dans le sombre avenir
Mon âme avec effroi se plonge,
Et je me dis : Ce n’est qu’un songe
Que le bonheur qui doit finir.

LAMARTINE

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Tuesday Lobsang Rampa

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Tuesday Lobsang Rampa fut l’un des auteurs les plus controversés du vingtième siècle. Il affirmait être un lama tibétain réincarné possédant des facultés psychiques hors du commun. Les critiques disaient, quant à eux, qu’il s’appelait Cyril Hoskin, simple plombier anglais qui avait réussi la plus grosse arnaque littéraire de tous les temps.

En 1955, Lobsang Rampa, qui se faisait également appeler Docteur Carl Kuan, écrivit le Troisième œil, best-seller qui fit sensation dans le monde entier. Il présentait le Tibet vu de l’intérieur par un homme qui avait étudié au sein des plus grandes lamaseries de Lhassa. La richesse et l’étendue de la culture tibétaine, de sa spiritualité, n’avaient jamais été présentées au public sous ce jour, car à l’époque on avait plutôt tendance à ne voir chez les Tibétains que des paysans superstitieux, férus de sorcellerie. Rampa sut trouver le juste compromis entre le récit de la vie quotidienne et l’évocation des plus profonds mystères de la religion tibétaine.

 Il continua d’écrire jusqu’à sa mort en 1981, et aborda dans ses dix-neuf livres d’innombrables sujets, comme par exemple:

  • les OVNIs. D’où ils viennent, quel est leur but.

  • Les civilisations antédiluviennes

  • La réincarnation, la transmigration de l’esprit

  • La télépathie

  • L’aura

  • La perception extrasensorielle

  • Le voyage astral

  • Les origines du Christianisme

  • Les prophéties

 

Que l’on y croit ou pas ça ne peut pas faire de mal de lire du Rampa…

Mes préférés sont:

 Le troisième oeil  

L’histoire de Rampa

 Les secrets de l’aura   

La caverne des anciens

 

http://www.worldlinks.bf/yat/occupation/rampa/rampa.html

http://www.tuesdaylobsangrampa.com/french/intro.htm

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Paulo Coelho

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Né à Rio de Janeiro le 24 août 1947
Avant d’être auteur de best-sellers,
Paulo Coelho a été dramaturge, metteur en scène et compositeur populaire pour deux stars de pop-music brésiliennes : Elis Règina et Raul Seixas. Il a également travaillé comme journaliste et scénariste pour la télévision. Ses ouvrages – ‘L’Alchimiste’, ‘La Cinquième Montagne’, ‘Onze minutes’… – occupent les meilleures places des ventes dans les listes internationales. Son secret ? Ce n’est pas tant une écriture exceptionnelle qu’un véritable don et un talent immense pour évoquer de manière évidente, sans considération religieuse, l’Homme, le monde et les rapports qui les unissent. Proche de ses lecteurs par les thèmes qu’il aborde, il leur parle, il les aide et les touche au point qu’en 1999, d’après une enquête du magazine Lire, Paulo Coelho est le deuxième auteur le plus vendu au monde. Son oeuvre développe les thèmes de son propre apprentissage et restitue une spiritualité complexe dans les termes simples et des formes diverses. Aujourd’hui, Paulo Coelho est un homme honoré et une figure internationale de la scène littéraire. Au Brésil, il s’est vu récemment décerner une place à l’Académie des Lettres (l’équivalent de notre Académie française). Il a également créé une fondation pour le soutien des défavorisés au Brésil et s’investit dans de nombreux programmes humanitaires dans le monde, notamment pour l’Unesco. En 2006 il sort ‘Comme le fleuve qui coule’, recueil de textes qu’il a publié dans différents journaux entre 1998 et 2005.

Paulo Coelho fait partie de l’Académie des Lettres du Brésil, l’équivalent de notre Académie française.

Son père le fit interner dans un hôpital psychiatrique à l’âge de dix-sept ans. De cette expérience douloureuse découla un roman : ‘Véronika décide de mourir’.

L’Alchimiste

Pour des millions de lecteurs dans le monde, ce livre a été une révélation : la clef d’une quête spirituelle que chacun de nous peut entreprendre, l’invitation à suivre son rêve pour y trouver sa vérité. L’histoire est celle de Santiago, jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son coeur et à déchiffrer les signes du destin. Merveilleux conte philosophique, souvent comparé aux classiques du genre comme ‘Le Petit Prince’, ‘Jonathan Living-stone le goéland’…

 Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré

Une histoire d’amour renferme tous les secrets du monde. Pilar et son compagnon se sont connus dans l’enfance, éloignés au cours de leur adolescence, et voici qu’ils se retrouvent onze ans plus tard. Elle, une femme à qui la vie a appris à être forte et à ne pas se laisser déborder par ses sentiments. Lui, un homme qui possède le don de guérir les autres et cherche dans la religion une solution à ses conflits intérieurs. Tous deux sont unis par le désir de changer et de poursuivre leurs rêves. Pour y parvenir, il leur faudra surmonter bien des obstacles : la peur de se donner, le sentiment de la faute, les préjugés. Pilar et son compagnon décident alors de se rendre dans un petit village des Pyrénées, pour découvrir leur propre vérité.

Onze minutes

Toute jeune Brésilienne, Maria n’aspire qu’à l’Aventure, au grand Amour. Au cours d’une semaine de vacances à Rio de Janeiro, elle fait la connaissance d’un Suisse qui lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle croit voir là le commencement d’une nouvelle vie, le début d’un conte de fée. La réalité est bien différente : Maria en vient à se prostituer, en apprenant à bien séparer l’âme du corps et en s’interdisant de tomber amoureuse. Mais le sexe, comme l’amour, reste pour elle une énigme.

Maktub

« Un sorcier africain conduit son apprenti dans la forêt. En dépit de son âge, il marche avec agilité, tandis que l’apprenti glisse et tombe à tout instant. Celui-ci blasphème, se relève, crache sur le sol qui le trahit, mais continue à suivre son maître.
Après avoir longtemps marché, ils arrivent dans un lieu sacré. Sans même s’arrêter, le sorcier fait demi-tour et reprend la route en sens inverse. ‘Vous ne m’avez rien enseigné, aujourd’hui, objecte l’apprenti, après une nouvelle chute.
- Je vous ai enseigné quelque chose, mais on dirait que vous n’apprenez rien, réplique le sorcier. J’essaie de vous enseigner comment on traite les erreurs de la vie.
- Et comment les traite-t-on ?
- De la façon dont vous auriez dû traiter les chutes que vous avez faites… »

 

Veronika décide de mourir

Veronika décide de mourir mais sa tentative de suicide échoue. Elle est alors conduite à l’hôpital psychiatrique de Villete. Sa cohabitation avec les patients va lui faire prendre conscience du choix de chaque individu.

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