SUSIE

Bienvenue dans mon monde

BALAVOINE/paroles…

Classé dans : Musique BALAVOINE — susie @

 

Frappe avec ta tête

( à l’écrivain argentin)

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Sous la torture
Derrière les murs
Les yeux remplis d’effroi
L’homme aux vœux purs
Souffre et endure
Les coups sourds de la loi
Noyés par les bulles rouges
Ses mots muets
S’élèvent et s’écrasent sur la paroi
L’écrivain plie mais ne rompt pas
Ressent une étrange douleur dans les doigts
Délire en balbutiant qui vivra vaincra

Dans la cellule du poète
Quand le geôlier vient près de lui
Quand plus personne ne s’inquiète
L’homme que l’on croyait endormi
Frappe avec sa tête

A court d’idées
Ils t’ont coupé
Et ta langue et les doigts
Pour t’empêcher
De t’exprimer
Mais ils ne savent pas
Qu’on ne se bat pas
Contre les hommes
Qui peuvent tout surtout pour ce qu’ils croient
Et l’homme infirme retrouve sa voix
Défie le monde en descendant de sa croix
Et sort la liberté de l’anonymat

Dans la cellule du poète
Quand le geôlier vient près de lui
Quand plus personne ne s’inquiète
L’homme que l’on croyait endormi
Frappe avec sa tête…

Pour la femme veuve qui s’eveille

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Petite jaune au boulot
Courbée l’échine
Femme douce vit dans les nuits câlines
En bleus de Chine
Aux frontières de Shanghaï
Faut bien qu’elle travailler
Pour nourrir
Nourrir ses fils
Et dans le monde c’est partout pareil
Pour la femme veuve qui s’éveille
Comme celle de Koustanaï
Dont l’amant n’est qu’un détail
Mort au camp de travail
Seul champ de bataille
Oh inconnue
Dont la peine insoutenable
Est insoutenue
Met son cœur à nu
Fait comme une entaille
Une entaille
Bébé dans le dos penchée sur une terre
Lâche et hostile
Fille du peuple Massaïs
Sue à son travail
Gardant le sourire
Et dans le monde c’est partout pareil
Pour la femme veuve qui s’éveille

L’ennemi t’assaille
Autour de toi resserre ses mailles
Femme de Shanghaï
Ou de Koustanaï
Du peuple massaïs
Veuve d’un monde qui défaille
Rien ne peut égaler ta taille

Lucie

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Vivre ou survivre

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Heure sonne matin
Pleure chagrin
Et repasse le film humide
Du passé dans les yeux

Court bien trop court
Notre amour
Et les appels au secours
Savent qu’un sourd n’entend pas ce qu’il veut

Et pourtant il faut vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser tous ceux qui l’aiment
Être heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Mais vivre pour toujours
Sans discours
Sans velours
Sans les phrases inutiles
D’un vieux roman photo

Fleurs fanées meurent
Noir et blanc
Seules couleurs
D’un futur qui est déjà le passé pour nous

Et pourtant il faut vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser ceux qui nous aiment
Être heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Et pourtant il faut vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser ceux qui nous aiment
Être heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Mais vivre en silence
En pensant aux souffrances
De la terre et se dire
Qu’on est pas les plus malheureux

Quand dans l’amour
Tout s’effondre
Toute la misère d’un monde
N’est rien à côté d’un adieu

Et pourtant je veux vivre
Ou survivre
Sans poème
Sans blesser tous ceux que j’aime
Être heureux
Malheureux
Vivre seul ou même à deux

Oh oh
Vivre ou survivre
Seul ou même à deux

 

Partir avant les miens

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Petite foule danse
Autour d’un corps s’endormant
Douceur immense
Pour le départ d’un parent
Calmement
Peint aux couleurs de l’artifice
Des bleus lisses et roses et blancs
Et lentement
Visages tendres sur l’herbe glissent
Se sourient en chuchotant
Et sans le moindre tourment
Ils fêtent mon enterrement

Cendres folles et s’envolent
Sous les yeux pâles et contents
Et s’unissent aux lucioles
Pour vivre un dernier instant
Et à jamais
Restent en suspens

Et j’ai souvent souhaité
Partir avant les miens
Pour ne pas hériter
De leur flamme qui s’éteint
Et m’en aller
En gardant le sentiment
Qu’ils vivront éternellement
Et simplement
Qu’ils fassent que la nuit soit claire
Comme aux feux de la Saint-Jean
Que leurs yeux soient grands ouverts
Pour fêter mon enterrement

Père et mère, sœurs et frères
Je vous aime puissamment
N’adresser aucune prière
Où que j’aille je vous attends
La poussière
Vit hors du temps

Il faut rester à la lumière
Dansez, buvez en me berçant
Que je vous aime en m’endormant

 

balavoine3.jpg Merci d’être passé sur cette foutue planète Terre… Que Dieu te garde…

4 réponses à “BALAVOINE/paroles…”

  1. Corasirene dit :

    Merci pour ces articles sur ce grand artiste !!
    Amicalement,
    Cora

  2. madison dit :

    balavoine du talent à l’état pur

    -partir avant les miens
    -tous les cris les SOS
    -révolution
    -la vie ne m’apprends rien ,
    sont mes chansons préférées de Daniel Balavoine

    bonne idée de lui rendre hommage

  3. inero dit :

    PS : Je suis prêt a faire comme il le dit dans cette chanson « Mon fils ma bataille » pour ma fille , comme je le comprends , c’est très dur cette situation ,heureusement au 21ème siècle cela s’apaise un peu au niveau des lois pour les papas .( à bas les loi de Napoleon sur la guarde des enfants ).
    bisesss
    Amitiés
    Marc

  4. inero dit :

    Quequ’un de bien aussi , celle que j’ecoute le plus c’est L’Aziza , celle la je l’adore , les voix des choristes aussi , j’aime son action et la façon dont il parlait au hommes politiques , il avait compris ce que c’est être citoyen du monde , les différences ce sont des qualités que nous pouvons partager entre êtres humains sur cette planète
    bises
    Amitiés
    Marc

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